Construire une maison écologique : un devoir civique issu des politiques mondialistes sur le développement durable
Le concept de développement durable imprègne aujourd’hui l’ensemble des domaines où l’être l’humain pose son empreinte : la politique, les territoires, l’entreprise, la vie personnelle. Hier encore, construire une maison écologique était associé à mode de vie un peu marginal et semblait témoigner de la recherche d’un mode de vie alternatif par quelques originaux.
Pourtant, il faut remonter à 1972 pour voir émerger le concept d’éco-développement évoqué pendant le premier Sommet de la Terre à Stockholm. L’idée naît d’une prise de conscience mondiale induite par deux réalités : d’une part, les ressources terrestres sont limitées, d’autre part tous les faits sociaux et économiques sont interdépendants et ce à l’échelle de la planète entière. Derrière cette notion de développement durable, se dessine alors une nouvelle conception de l’intérêt général basée sur un développement économique qui prend en compte ses propres effets sur l’environnement.
Dès lors et plus récemment depuis Kyoto et Grenelle en 2007, construire une maison écologique, en d’autres termes respectueuse de l’environnement et de la philosophie du développement durable est peu à peu devenu une vraie obligation citoyenne encadrée par une réglementation de plus en plus stricte.
Qu’implique la construction d’une maison écologique dans l’idée du développement durable ?
La construction, l'entretien et l'usage d’un bâtiment impactent l'environnement de manières variées et à différents degrés. Dans le cadre du développement durable et de l’habitat écologique, la démarche de l’architecte intègre la composante environnementale dès le premier stade de la conception. En effet, il s’agit d’adapter la construction de la maison à son environnement afin d’en tirer le meilleur parti en termes de consommation énergétique. La réflexion porte aussi bien sur le lieu de la construction, l’orientation du bâtiment, la végétation alentour... Les procédés de bâtissage en eux-mêmes sont aussi pensés en fonction de critères écologiques pour minimiser la production de déchets de chantier. Ils doivent aussi prévoir le recours aux matériaux renouvelables, en particulier le bois. L’utilisation du bois fait d’ailleurs l’objet d’une obligation législative spécifique et l’objectif est d’en augmenter la proportion de 25% (loi de 1996 sur l’Air).
La mesure de la conformité environnementale de la maison écologique répondant aux nécessités du développement durable prend donc en compte à la fois les données de l’investissement et les objectifs liés au fonctionnement du futur du bâtiment. Ainsi, ils incluent la consommation d’énergie, d’eau ou la gestion des déchets.
Le label HQE garant de l’inscription dans le développement durable d’une maison écologique.
A la manière des labels publics relatifs aux performances énergétiques d’une maison écologique tels que la certification BBC – Bâtiment Basse Consommation et la norme HPE – Haute Performance Energétique, la marque HQE – Haute Qualité Environnementale, énumère 14 points d’effort pour atteindre les objectifs de performance écologique d’une maison bâtie dans l’idée du développement durable :
- Relations harmonieuses du bâtiment avec son environnement immédiat
- Choix intégré des produits, systèmes et procédés de construction
- Chantier à faible impact environnemental
- Gestion de l'énergie
- Gestion de l'eau
- Gestion des déchets d'activités
- Maintenance - Pérennité des performances environnementales
- Confort hygrothermique
- Confort acoustique
- Confort visuel
- Confort olfactif
- Qualité sanitaire des espaces
- Qualité sanitaire de l'air
- Qualité sanitaire de l'eau
